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Avancez la main au rayon "guides touristiques" vers la rubrique "Argentine" et sortez le premier livre qui se présente, vous n'échapperez pas à la photo du village d'Iruya. Les bâtisseurs de cette minuscule bourgade ont vraiment tout fait pour qu'elle soit sur toutes les photos. Donc, vous pensez bien, on n'allait pas rater ça...

Pourtant les guides en question mettent en garde : on n'y arrive pas comme ça, à Iruya, la piste est longue, et pas en ligne droite, comme ne disait pas le Quasimodo du Poitou. Soixante kilomètres d'émotions, ça oui.


On quitte le bitume vers 3000 mètres, et on suit des pentes douces, on traverse à gué quelques rios, on se perd une fois parce que le poteau indicateur a été déplacé par la crue. On monte doucement, entre de bonnes grosses montagnes roses, tout est très beau. Et puis crac, un mur de terre devant nous, 2 mètres au moins d'épaisseur, 200 mètres de long, la belle grosse montagne a glissé sur le verglas et a chu sur la piste. Heureusement un bulldozer est déjà là et s'active comme il peut. Il nous crée un passage et notre Mériva s'insinue d'une pierre à l'autre. Passé !


On reprend la piste, et on se met à grimper sérieusement, jusqu'à plus de 4000 mètres. La descente de l'autre côté est vertigineuse, un pas de travers, et fini le mal de dent. Mais, on atteint le fond de la vallée sans problème. Peu après, au détour d'un virage, merveille des merveilles, Iruya se dévoile sur son éperon, enveloppé comme dans un châle par une collerette de montagnes colorées. Ca en jette ! Ouf, on est arrivés, dans trois kilomètres on soufflera...


Eh non. Là c'est pire : la crue a carrément emporté la route et raboté les parois de la gorge. Plus moyen d'avancer en voiture. Nous continuons donc... à pied, en faisant le yoyo le long des falaises. Nous arrivons au village, exténués, crottés, affamés. Poulet-riz au comedor du coin, photo, et retour à pied. L'aller le long des rives ayant été trop pénible, nous faisons le retour par le milieu du rio, en compagnie d'une bande de jeunes Argentins, coincés ici depuis trois jours. Le fond du rio est instable au possible, on se dit que si on s'arrête, on plonge à travers le sable !


Retour à la voiture, imaginez dans quel état, il ne reste plus à faire que le même trajet du matin : col à 4000, rios à gué, mur de terre, panneaux en vrac, etc.

Vivement les vacances.



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Iruya

extrait du film de voyage

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